Tuiles et pain noir de la Vallée d'Aoste : des traditions de montagne à l'épreuve du temps
2 minutes
L'odeur du pain fraîchement cuit est plus qu'un simple parfum : elle nous ramène à la maison, à nos racines, à nos plus chères affections.
Dans la Vallée d'Aoste, le «Pan Ner» fait profondément partie de la tradition et la recette originale se transmet depuis des générations. Le résultat est un délice à la croûte sombre et à la saveur délicieuse.
Pour une collation gourmande, préparez-vous à déguster les tegole, des gaufrettes croustillantes absolument irrésistibles.
Saveurs de haute altitude
Il était une fois, et heureusement il existe encore, le pain noir de seigle de la Vallée d'Aoste, avec sa forme typique de pain, sa croix gravée à la surface et sa mie compacte. Un véritable symbole local, qui fait partie à juste titre des produits agroalimentaires traditionnels.
Les secrets des masseurs
La saveur est marquée et légèrement acidulée. Parfois, des graines de cumin et de fenouil sont également ajoutées pendant la préparation. Les principaux ingrédients sont la farine de seigle pure ou mélangée à de la farine de blé, ainsi que du blé, de l'eau et du levain. Après un long travail et une levée de trois heures, les miches sont préparées.
À la cuisson, le pain sera chargé de fibres et aura un parfum incomparable.
Les variantes
Il n'y a pas que le pain noir classique de la Vallée d'Aoste , aujourd'hui, vous pouvez également trouver des variantes tout aussi savoureuses. Des noix, des raisins secs ou d'autres arômes peuvent être ajoutés à la pâte. Une pratique qui n'était pas rare même dans l'Antiquité, lorsque la préparation était complétée par du sucre ou quelques pommes.
Quelques curiosités
Le Pan Ner contient de la lysine, un acide aminé essentiel, peu présent dans les autres céréales. Il contient également du zinc, qui a un effet positif sur les parois internes des veines.
Pourquoi ce type de pain s'est-il imposé dans la Vallée d'Aoste ? L'explication est simple : le seigle est une céréale qui supporte bien les climats rigoureux et, pour cette raison, il est également très répandu en Europe du Nord.
Un peu d'histoire
Le pain noir de seigle de la Vallée d'Aoste n'était pas préparé tous les jours. Au cours des siècles passés, il était cuit une fois par an. Cela semble incroyable, mais c'est pourtant le cas. On choisissait le début de l'hiver, car les travaux lourds, comme les activités liées aux pâturages et aux cultures, diminuaient. Les hommes pétrissaient la pâte, ils utilisaient la plus grande étable du village et, comme aujourd'hui, c'était un moment de grande convivialité pour la communauté et les familles.
Pour ne pas confondre les différentes préparations, les pains étaient marqués de signes spéciaux que chacun reconnaissait. Ensuite, on procédait à la cuisson collective. Les pains étaient conservés, séchés dans les greniers sur des râteliers spéciaux et coupés en morceaux, pour les diviser et les consommer petit à petit.
Aujourd'hui encore, année après année, on se rend dans les fours historiques des villages locaux pour les rendez-vous dédiés à la transformation et à la cuisson du Pan Ner. L'ambiance à ces occasions est festive, mais ce sont maintenant les femmes qui pétrissent, tandis que les hommes s'occupent du four à bois.
Les tegole : un biscuit en amène un autre
Les tegole de la Vallée d'Aoste sont des biscuits en forme de gaufrette, préparés avec des noisettes, du sucre, des blancs d'œufs et de la farine. On peut y ajouter des amandes et de la vanille.
Ils ont été créés pour la première fois en 1930 par des pâtissiers de la Vallée d'Aoste et sont aujourd'hui le symbole de la pâtisserie locale.
Ils peuvent être dégustés seuls ou avec de la crème pâtissière, de la crème glacée et du chocolat noir.
Pour obtenir un résultat parfait, il faut travailler la pâte en la rendant douce et homogène. Ensuite, de fines formes circulaires sont créées qui seront cuites et conservées dans un endroit sec pour en préserver le croquant.