Fondée vers l'an 1300, l'église de Montone se dresse sur une colline où se trouvaient les maisons des Olivi et des Fortebracci. Le type de cette architecture appartient aux Ordres mendiants : lignes simples, une seule nef avec abside polygonale, couverture à charpente. En 1500, une extension du couvent fut ajoutée à la partie nord du bâtiment. Cette église est le cœur du musée, avec de nombreuses fresques votives. Les fragments qui restent de ces fresques, datant de la seconde moitié du XIVe siècle, laissent penser qu'une vaste intervention décorative a eu lieu immédiatement après la construction de l'église. Le point culminant de la décoration de l'église a lieu au siècle suivant, lorsque le bâtiment devient l'église familiale des Fortebracci. Ils contribuèrent à sa beauté en faisant don d'autels, de meubles et peintures. Par exemple, les fresques de l'abside, réalisées entre 1423 et 1424 par Antonio Alberti de Ferrare, représentant des scènes de la Vie de Saint François et du Jugement dernier, ont été commandées par Braccio da Montone, dont les armoiries, le bélier entre deux guépards, sont rappelées dans ces peintures.
En 1476, Carlo, fils de Braccio, construisit l'autel sur le mur gauche (à droite avec l'abside derrière). En 1491, Bernardino, fils de Carlo, la décora de la fresque représentant Saint-Antoine de Padoue. L'achèvement de l'autel correspondant sur le mur droit (à gauche avec l'abside derrière) est peut-être dû à la généreuse contribution de Margherita Malatesta, épouse de Carlo. Il y a aussi de belles œuvres en bois, comme le comptoir des magistrats avec des incrustations de motifs inspirés des « grottesques », le chœur en bois et la chaire de l'église.
Dans la pinacothèque municipale, vous pourrez admirer plusieurs peintures des XVIe-XVIIIe siècles provenant des églises de Montone. La collection d'œuvres textiles est particulièrement précieuse : une collection variée en termes de matériaux, de couleurs, de techniques de traitement et de produits (manteaux, chasubles, nappes d'autel).
Enfin, la section archéologique recueille des témoignages d'une villa romaine du IIe siècle après J.-C. découverte près de Santa Maria di Sette. Des fouilles récentes ont mis au jour des fragments de tuiles et de tuiles plates, des morceaux de dolia et d'amphores, des fragments de céramique noire, une pièce d'argent et des tesselles de mosaïque en marbre noir. Sur la base des données recueillies, on pense que la villa était de taille moyenne et appartenait probablement à un personnage riche et illustre. Cependant, leur nom est inconnu.