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Gastronomie
Vénétie

De Conegliano à Valdobbiadene, sur les routes du Prosecco

Type
Parcours en voiture
Durée
2 jours
Nombre d’étapes
6
Difficulté
Facile

Le Prosecco, l'un des vins italiens les plus connus au monde, est issu du cépage Glera, à raisin blanc, et est proposé dans les œnothèques et les restaurants du monde entier, principalement dans sa version mousseuse et pétillante, aux notes fruitées et florales, particulièrement appréciées pour sa fraîcheur.

Contrairement au Prosecco Doc, vinifié dans de vastes parcelles, essentiellement plates, de la Vénétie et du Frioul-Vénétie Julienne, la production de Prosecco Superiore Docg est limitée à 15 communes situées à flanc de colline dans la zone de la Marche Trévisane, avec à leur tête les villes de Valdobbiadene et de Conegliano.

Parcourir ces terres est un voyage œnogastronomique, mais également un périple à travers des paysages culturels : des territoires où l'activité humaine a profondément modifié l'aspect naturel des lieux, sans toutefois affecter la beauté de l'ensemble, ni même en accentuer les particularités.

Une longue tradition paysanne a dessiné les géométries parfaites des vignobles du Prosecco Superiore Docg, ainsi que celles des ruelles et des villages qui les traversent, offrant au voyageur des aperçus et des vues d'une authentique harmonie sensorielle. Le résultat du travail de générations de vignerons, en termes de couleurs, de formes, de parfums, d'histoire et de traditions, est tel qu'il a convaincu l'Unesco d'inscrire « Les collines du Prosecco de Conegliano et Valdobbiadene » sur la liste du patrimoine mondial.

Nous sommes au pied des Préalpes de Trévise, sur la rive gauche du fleuve Piave. Le territoire est merveilleusement vallonné : aux communes de Conegliano et Valdobbiadene, principales promotrices du Prosecco dans le monde, s'ajoutent d'autres petits villages pittoresques, tels que Cison di Valmarino et Follina, Refròntolo et S. Pietro di Feletto, à l'extrémité orientale de la zone viticole se distingue ensuite Vittorio Veneto, théâtre d'une bataille historique du XXe siècle et fier gardien de souvenirs de la Renaissance.

Les routes du Prosecco montrent leur côté le plus surprenant à l'automne, à l'époque des vendanges et des feuillages colorés, et au printemps, avec les floraisons et la renaissance de la nature. Toutefois, grâce à la facilité de circulation et au climat plutôt doux, les environs de Conegliano et de Valdobbiadene sont agréables à découvrir tout au long de l'année, en voiture, en vélo ou, pourquoi pas, en empruntant l'un des nombreux sentiers de randonnée balisés pour les marcheurs.

Jour 1

Conegliano

Conegliano

À quelques minutes de la rive gauche du fleuve Piave, Conegliano est un excellent point de départ pour explorer les routes du Prosecco, non seulement en raison de son emplacement à proximité de l'autoroute qui relie Venise aux Dolomites de Belluno, mais également pour sa renommée dans le secteur de l'œnologie. Certains instituts de recherche y sont basés, y compris l'école Cerletti, point de référence pour l'enseignement de la viticulture et de l'agriculture depuis 1876: qui sait combien d'anciens étudiants de cette institution ont fait l'histoire et la fortune du Prosecco en Italie et dans le monde.

La tour de briques, autrefois un fort austère, domine du haut du col de Giano, un petit sommet verdoyant, le centre historique de Conegliano, à explorer à pied lors d'une agréable promenade culturelle. 

Vous pouvez commencer votre visite de Conegliano en longeant l'enceinte de murs crénelés qui mène à cette tour médiévale, siège du musée municipal, riche en peintures et en pierres tombales, en objets archéologiques, en armures et en meubles précieux, disposés en une exposition fascinante qui se termine par une terrasse panoramique, ouverte sur la mer et les montagnes.

Du château, vous descendez ensuite vers un quartier plus plat, pour faire connaissance avec un personnage particulièrement célèbre né à Conegliano : le peintre Giovanni Battista Cima (alias Cima da Conegliano) dont la place centrale du village porte le nom. Une belle maison-musée, Casa Cima, où l'artiste est né vers 1459, approfondit la vie, les mémoires et les œuvres de ce maître de la Renaissance, en montrant également certaines reproductions de peintures aujourd'hui conservées dans les collections les plus importantes du monde.

Il suffit de quelques minutes à pied de Casa Cima pour rejoindre la cathédrale de Conegliano, centre de la vie religieuse de la ville. Le voyageur ne doit pas se laisser tromper par l'aspect peu ecclésiastique du bâtiment à arcades : la cathédrale est en effet cachée derrière un palais médiéval, magnifiquement décoré de fresques autour de ses élégantes arcades, qui abrite la « salle des Battuti», une puissante congrégation médiévale, responsable entre autres de la construction de la cathédrale.

En entrant dans la nef centrale de l'église, vous serez immédiatement surpris par l'harmonie et les couleurs du retable placé sur le maître-autel : il s'agit d'une Vierge avec un enfant et des anges, la seule œuvre authentique de Giovanni Battista Cima conservée à Conegliano. Le retable est flanqué de plusieurs autres chefs-d'œuvre des XVe et XVIe siècles dans les chapelles et les nefs de l'église. 

De nombreux autres moments de visite pourraient être consacrés à Conegliano, à son charmant cimetière juif, par exemple, ou aux nombreux palais des gentilshommes dispersés dans le quartier de Contrada Grande, avant de repartir pour une nouvelle étape de cette visite dans les terres du Prosecco Superiore Docg.

Vittorio Veneto

Vittorio Veneto

En vous déplaçant de Conegliano vers les Dolomites, vous pourrez faire un petit détour à l'enseigne de l'art vénitien, en direction de San Fior, pour admirer le polyptyque de Cima da Conegliano conservé dans l'église du village. En suivant ensuite le cours du fleuve Monticano vers le nord, vous arriverez quelques kilomètres plus loin sur le territoire de Vittorio Veneto, à l'extrémité orientale des collines du Prosecco.

La ville s'ajoute aux lieux vénitiens et frioulans tristement impliqués dans les événements de la Première Guerre mondiale. L'armée italienne d'un côté et l'armée austro-hongroise de l'autre, soutenues par leurs alliés internationaux respectifs, ont combattu leur dernière bataille à Vittorio Veneto, à l'automne 1918: à cette occasion, les Italiens ont définitivement repoussé la tentative d'expansion impériale.

Curieusement, ce triomphe militaire n'est pas le seul épisode qui lie l'histoire de Vittorio Veneto à un sentiment général de patriotisme national. En fait, la ville a reçu ce toponyme ronflant lorsqu'en 1866, à l'occasion de l'annexion de la Vénétie au reste de la péninsule, on a voulu rendre hommage au roi Victor-Emmanuel IIen fusionnant les deux centres médiévaux de Serravalle et de Ceneda sous un seul nom : Vittorio Veneto.

Adjacents, mais indépendants les uns des autres pendant plusieurs siècles, les quartiers actuels de Serravalle et Ceneda révèlent les monuments les plus importants de la ville. À Ceneda, il était impossible de ne pas créer un musée consacré à la bataille de Vittorio Veneto, tandis que la visite de Serravalle permet de retrouver l'atmosphère délicate et rêveuse typique des villes de la Marche Trévisane.

À Serravalle, une visite de la cathédrale Santa Maria Nova est incontournable, ne serait-ce que pour contempler le retable de Serravalle peint par Tiziano Vecellio. Vous pourrez également écouter le bruit des pas qui résonnent sur les anciens pavés en pierre d'Istrie tandis que, en vous asseyant dans l'un des bars au pied des élégantes demeures de la Piazza Flaminio, vous vous préparez à déguster un Prosecco et d'autres délices locaux.

Cison di Valmarino

Cison di Valmarino

Entre Vittorio Veneto et Cison di Valmarino, qui a reçu le drapeau orange du Touring Club italien pour son excellent accueil touristique, s'ouvre un paysage d'un charme rare. Les vignes grimpent ici sur des collines escarpées, en conservant leurs formes et leurs impressionnantes couleurs, mais les reflets et les vues offerts par deux petits plans d'eau, les lacs de Revine, situés au pied des Préalpes de Trévise, embellissent également le trajet.

Une courte partie de la côte de ces lacs est également occupée par le parc archéologique didactique du Livelet, un musée en plein air où l'on a voulu reconstruire fidèlement un village préhistorique de pilotis pour raconter ce que l'on sait de la vie quotidienne au cours du Néolithique dans cette partie de l'Italie.

Vous arriverez un peu plus loin dans le centre historique de Cison di Valmarino, niché dans un cadre naturel traversé par des sentiers de randonnée et parfumé par les vergers et les vignobles. À côté de l'incontournable Prosecco Superiore Docg, le village offre l'occasion de goûter les buzholà, une variété typique de biscuits beurrés, ainsi que le radicchio et la polenta, figurant parmi les spécialités de Trévise les plus connues. C'est encore plus vrai si vous vous trouvez à Cison di Valmarino pendant l' exposition de printemps du Prosecco Superiore ou en août pendant le festival Artigianato Vivo, une occasion idéale pour déguster le meilleur de la gastronomie et du vin locaux.

Transformée en hôtel et centre de congrès, qui maintient cependant des heures d'ouverture au public extérieur sur réservation, la forteresse millénaire de Castelbrando contrôle d'en haut le village de Cison di Valmarino et est reliée à la ville basse par un funiculaire. Le château a été occupé au cours des siècles par plusieurs familles aristocratiques et institutions gouvernementales, qui ont apporté des modifications successives jusqu'à ce qu'elles remettent aux voyageurs contemporains un parcours de visite dédié aux collections d'art et aux événements mouvementés qui ont impliqué le monument.

Une poignée de maisons, nichées comme par magie entre les collines et les vignobles, accueille ensuite le voyageur à Rolle, la partie sud de la commune, très caractéristique et appréciés des amateurs de tourisme lent. Le poète du XXe siècle Andrea Zanzotto, né à quelques kilomètres d'ici, décrivait Rolle comme une « carte postale envoyée par les dieux », et il est effectivement difficile de lui donner tort lorsque l'on parcourt les sentiers bucoliques qui serpentent tranquillement parmi les vignes de Prosecco.

Jour 2

Refròntolo

Refròntolo

Au milieu d'un paysage verdoyant sillonné de dizaines de sentiers et de possibilités de découverte, il est difficile de choisir l'itinéraire à suivre, tant l'envie est grande de se rendre de tous les côtés, à chaque cave et vignoble, à chaque village et château le long des routes du Prosecco

Le village de Refròntolo est certainement une excellente option pour poursuivre le voyage, d'autant plus que sur la route qui mène de Rolle à ce village, on passe par un endroit très spécial.

Situé dans une vallée ombragée, plus sombre et plus mystérieuse que les routes panoramiques typiques de la région, le bâtiment encore intact d'un ancien moulin à eau se dévoile au regard. Le moulin de la Croda, construit au XVIIe siècle, a été remis en service après des années d'abandon. Grâce à l'écoulement des eaux du torrent Lierza, le mouvement des pales permet de broyer à la pierre une excellente farine, élément de base pour des pains de différents types, à déguster bien sûr avec un verre de Prosecco local.

Avant de poursuivre le voyage, en allant vers l'ouest, l' église S. Pietro di Feletto, à quelques minutes de route de Refròntolo, mérite également un détour. Une symphonie de fresques médiévales et de la Renaissance se dévoilent à vous à l'intérieur de l'église construite dans le style roman, un joyau précieux de l'art ancien entouré par le paysage luxuriant de Trévise.

Follina

Follina

Le voyage se poursuit en direction des Préalpes de Trévise. Juste au pied des montagnes se trouve la petite localité de Follina, labellisée, comme Cison di Valmarino, Pavillon Orange du Touring club italien pour sa précieuse combinaison d'histoire, de nature et d'œnogastronomie qui se résume ici en une offre touristique unique et variée.

Il y a effectivement beaucoup d'histoire à Follina, en particulier entre les murs de l' abbaye cistercienne séculaire S. Maria. L'ensemble religieux s'articule autour d'un splendide cloître médiéval, orné de chapiteaux sculptés et d'une fontaine octogonale au centre de la cour qui attire le regard. Il semble également que ce soient les moines de l'abbaye qui aient apporté à Follina une forte tradition liée à la fabrication de la laine, qui distingue encore aujourd'hui ce village des localités environnantes.

Les environs de Follina se parcourent facilement à pied ou à cheval, à vélo, à moto ou, bien sûr, en voiture. Ici aussi, les produits œnogastronomiques aux saveurs authentiques ne manquent pas, et la bière artisanale produite sur place

rivalise avec le Prosecco Superiore Docg, qui est un must à Follina.

Valdobbiadene

Valdobbiadene

La destination finale, Valdobbiadene, une des localités les plus renommées au niveau mondial pour la production vitivinicole, est désormais proche. Au fil des siècles, un travail de la terre minutieux et exigeant a transformé les collines sauvages situées au pied des Préalpes de Trévise en une immense mosaïque de parcelles cultivées en vigne. 

Une forte culture de l'hospitalité est ancrée dans l'esprit des habitants de Valdobbiadene, ainsi que celle de bien manger et surtout bien boire. Le vin obtenu à partir de ces vignobles ne fait que confirmer cette impression, et cela vaut encore plus dans la région du Cartizze Docg. Il s'agit d'une sous-section de l'appellation Prosecco, étendue sur une centaine d'hectares près des hameaux de S. Pietro di Barbozza et S. Stefano de la commune de Valdobbiadene. 

Un rendement inférieur par hectare, associé à une exposition ensoleillée et aérée et à un sol argileux, font du Cartizze un Prosecco (strictement mousseux) très précieux. Beaucoup de sommeliers le considèrent supérieur à tout autre vin vénitien, et assister à Valdobbiadene à des événements œnologiques tels que le célèbre Calici di Stelle, pourrait être l'occasion de goûter un verre de Cartizze Docg.

Mais on ne parle pas seulement de vin à Valdobbiadene, car les œuvres d'art cachées entre les piliers et les chapelles de la cathédrale de la ville, peintes par des maîtres du calibre de Paris Bordon et de Palma le Jeune, méritent certainement une dernière pause culturelle.

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