Muraille Servienne à Rome : les remparts de tuf qui défendaient la ville
La muraille Servienne tire son nom de Servius Tullius, sixième roi de Rome, mais les vestiges visibles aujourd’hui remontent au milieu du IVᵉ siècle av. J.-C. Le mur fut reconstruit après l’invasion gauloise de Rome, lorsque les anciennes défenses s’étaient révélées insuffisantes. Onze kilomètres de tuf, douze portes, un mur de dix mètres de haut.
Comment était-elle construite
Le tuf provenait des carrières de Grotta Oscura, conquises avec Véies en 396 av. J.-C. Les blocs formaient une muraille de 4 mètres d’épaisseur et de 10 mètres de hauteur. Sur certains tronçons courait un fossé et, dans la partie nord, le point faible de la ville, se trouvait aussi un agger, une levée de terre adossée au mur côté intérieur, pour renforcer l’enceinte et offrir aux défenseurs une plateforme surélevée afin de repousser les assauts. Quant aux catapultes, il y en avait également.
Où la voit-on, aujourd'hui
Le tronçon le plus impressionnant se trouve piazza dei Cinquecento, juste à l’extérieur de la gare Termini : c’est là que passait la section la plus fortifiée. D’autres vestiges de l’agger sont visibles près de l’Aquarium communal, piazza Manfredo Fanti. Une portion notable se situe sur l’Aventin, avec un arc pour catapulte d’époque tardo-républicaine. On trouve aussi des fragments à l’Auditorium de Mécène, largo Magnanapoli, au palais Antonelli (là aussi avec un arc pour catapulte), via Salandra et via Carducci.
Des douze portes d'origine, il n’en reste que deux : la porte Esquiline (aujourd'hui, arc de Gallien) et la porte Caelimontana (aujourd'hui, arc de Dolabella et Silanus).