Église Sainte-Marie-de-l’Assomption à Rocca Canterano : un trésor baroque au cœur romain
À Rocca Canterano, village proche de Rome, l’église Sainte-Marie-de-l’Assomption constitue le cœur vivant de la communauté. Cet édifice, né à la fin du XVIᵉ siècle, surprend par la richesse de ses chapelles baroques et par un détail inattendu : l’utilisation de matériaux de remploi provenant d’anciennes villas romaines. Un véritable voyage à travers les siècles concentré en un seul lieu.
Un intérieur qui nous raconte des histoires
L’aspect actuel de l’église résulte de plusieurs siècles d’interventions. Au XVIIᵉ siècle, les familles les plus influentes du village financèrent les autels latéraux, transformés en chapelles privées. Mais c’est au XVIIIᵉ siècle, grâce au cardinal Barberini, que l’église acquit sa forte empreinte baroque. Cette physionomie fut encore enrichie à la fin du XIXᵉ siècle par l’artiste local Tito Troja.
Des détails à découvrir : de la Rome antique au monastère de Subiaco
En observant attentivement, on découvre des éléments singuliers. Les fonts baptismaux, par exemple, reposent sur un borne de l’époque romaine portant une inscription encore lisible. Sans oublier l’histoire du clocher. La tradition locale rapporte que deux de ses trois cloches proviendraient du monastère Sainte-Scholastique de Subiaco, acquises par les habitants lors de l’invasion française de la fin du XVIIIᵉ siècle. Un récit qui continue à vivre dans la mémoire du village.
L’église étant toujours un lieu de culte actif, l’accès est libre mais peut être limité durant les offices religieux. Il est conseillé de vérifier les horaires sur place.