Église Saint-Antoine de Padoue : le trésor caché des Bonanni
Toutes les églises ne naissent pas pour le peuple. Certaines naissent tel un secret, un joyau privé destiné à la dévotion d'une seule famille. C'est le cas de l’église Saint-Antoine de Padoue, un petit trésor datant de 1655 qui raconte l'histoire des Bonanni, une famille noble autrefois dépendante de la seigneurie de Pietraforte.
Le salon spirituel d'une famille noble
Entrer ici ne ressemble pas à la visite d’une grande cathédrale, mais plutôt à une invitation dans le salon spirituel d’une famille du XVIIᵉ siècle. L’intérieur, avec sa nef unique et sa charpente apparente, crée une atmosphère intime et recueillie. Mais c’est à l’autel que les Bonanni ont laissé leur empreinte la plus durable : une plaque votive portant les armoiries familiales, enchâssée dans le mur, à côté d’élégantes décorations baroques.
Le gardien silencieux
Au centre de tout, veillant sur la famille et sur les visiteurs d'aujourd'hui, trône une précieuse statue en bois du XVIIᵉ siècle représentant saint Antoine de Padoue. Placée dans une niche au-dessus de l’autel, cette sculpture est le cœur vivant de la chapelle, une œuvre qui recueille les prières murmurées entre ces murs depuis près de quatre siècles.
S'agissant d'une petite église d'origine privée, les horaires d'ouverture peuvent être limités. Il est conseillé de se renseigner auprès de la paroisse locale ou de la mairie pour connaître les conditions de visite et pouvoir accéder à ce petit joyau historique.