En partant d’Ovindoli, vous pénétrez immédiatement dans un environnement de montagne vaste, lumineux et facilement reconnaissable, où le bourg possède, de manière inhérente, une prédisposition particulière pour l’accueil et le mouvement. C’est un point de départ qui convient bien à ceux qui recherchent un chemin facile à comprendre, avec des repères clairs et un paysage qui accompagne sans devenir monotone. Dans ce tronçon, les stratifications du territoire apparaissent avant tout, allant de l’époque romaine aux signes défensifs médiévaux, jusqu’à arriver dans une ville comme Celano, où l’histoire devient plus urbaine, monumentale et historique. En chemin, vous découvrirez les ruines du château de San Potito, un élément remarquable et distinctif qui reflète le profil médiéval du village et offre un premier aperçu de l’histoire fortifiée de l’itinéraire. Un peu plus loin, la Villa impériale romaine de San Potito apporte une profondeur encore plus ancienne : les fouilles archéologiques ont mis au jour une grande villa construite vers le Ier siècle après J.-C., avec des sols en mosaïque, témoignage précieux de la présence romaine dans cette région, même si aujourd’hui le site ne peut pas être visité. La tour d’observation médiévale de San Iona contribue ensuite à assurer la continuité de cette lecture du territoire, en rendant encore plus évident le dialogue entre les hauteurs, le contrôle visuel et les implantations historiques.
En descendant vers Celano, le paysage change progressivement et le chemin prend une dimension plus intime et symbolique. Les sources des Saints Martyrs, dans la zone de Fontegrande, conservent un lien profond avec la dévotion locale et la mémoire religieuse de la ville, tandis que l’église Madonna delle Grazie, également connue sous le nom de San Giovanni Capodacqua, clôt l’étape avec une présence d’une grande importance historique et spirituelle : construite au XIe siècle, elle fut la seule église épargnée par Frédéric II lors de l’incendie de 1223.