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Poème épique d’un territoire

Le parcours retrace les lieux où l’histoire du territoire de l’Aquila s’entrecroise avec les faits historiques importants et fonde son « épopée » particulière, de type civil ou religieux.

184 Votes | Moyenne: 3.5 sur 5

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  • Longueur: 12.3 km
  • Étapes: 2
  • Durée conseillée: 1 Giorno
  • Moyens conseillés pour se déplacer: Auto/Moto, Bicyclette, À pied/Randonnée

Auteur: Sandro Cordeschi - Lhasa

Un parcours caractérisé par les mémoires qui fondent l’histoire de la ville et de son territoire part des vestiges historiques d’Amiternum, à quelques kilomètres de l’Aquila, parmi lesquels on remarque l’amphithéâtre et le théâtre romain. L’historien Salluste, né à Amiternum, y vécut et y écrivit l’épopée de son époque. La colline qui domine le théâtre rappelle, dans son nom, dans l’église et dans les catacombes, la vie de l’un des premiers martyrs chrétiens d’Italie, Saint Vittorino.

En arrivant à L’Aquila en voiture, vous pourrez observer que la Tour de la Piazza del Municipio domine un monument dédié à Salluste et résiste, malgré les blessures et les reconstructions, aux injures du temps et aux événements, symbole d’une ville qui ne veut pas disparaître. La cloche, dès la première fois, a sonné les heures mémorables, en commençant par celles que Buccio di Ranallo chante dans ses poèmes. Un court chemin vous mène face à la porte de la Basilique de San Bernardino da Siena (Saint Bernardin de Sienne), un des quatre patrons de la ville, qui voulut unir pour toujours son nom à l’Aquila. En sentant sa fin proche, il déclara « Eamus ad Aquilam », pour que l’empreinte de son esprit y demeure. En bas, par rapport à la basilique, la via Fortebraccio rappelle l’histoire de l’une des plus importantes batailles du quinzième siècle italien, celle où s’opposèrent, sous les remparts de l’Aquila, les armées du pape et de la reine et du roi de Naples contre celle du plus courageux seigneur et capitaine de cette époque. La légende narre que, justement dans un petit palais de cette rue, le fier guerrier y mourut après avoir été battu grâce à l’apport déterminant des habitants de l’Aquila. L’histoire de la guerre de Fortebraccio est racontée par le second Homère de l’Aquila, Niccolò Ciminelli di Bazzano. La Via Fortebraccio offre une vue sur les côtes et les pentes, les arcs et les ruelles de la vieille ville et guide le visiteur vers la Basilique de Collemaggio, où l’apothéose éphémère d’un autre personnage héroïque et tragique s’est jouée, celle de l’humble ermite Pietro da Morrone. Il fut ici couronné Pape avec le nom de Célestin V. Sa dépouille mortelle reposait ici il y a peu encore, signes d’une dignité à laquelle l’ermite ne voulut jamais renoncer, dans sa recherche d’un christianisme authentique. Juste à côté de la basilique et de son cloître contemplatif, se trouve le Parc del Sole, qui s’ouvre en amphithéâtre sur le décor naturel et historique de la vallée de l’Aterno. Dans cette portion de plaine, que vous pouvez observer comme lors d’un vol d’aigle, se joua le destin de Fortebraccio et de la ville qui, tout d‘abord, l’adora puis l’attaqua transportée par une haine mortelle. C’est peut-être justement de ces campagnes, verdoyantes et splendides sous le soleil du printemps, de ces campagnes et de la mémoire des histoires épiques de nos hommes célèbres que peut naître de nouveau une ville antique et nouvelle à la fois.

  • Longueur: 1.2 km

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km 1.23

Amiternum (théâtre et amphithéâtre)

42.401 N - 13.306 E

L’histoire millénaire de la région des Abruzzes et de son chef-lieu a fait en sorte que les témoignages de l’époque pré-romaine ou romaine soient très nombreux, comme dans le cas des vestiges de l’antique cité Amiternum à environ 9 kilomètres de l’Aquila, dans le hameau de San Vittorino, le long de la nationale 80 qui mène à Amatrice.

Cette aire, qui était habitée initialement par le peuple des Sabins, fut conquise par les Romains en 290 av. J-C., en devenant une ville florissante et développée. Il reste de nos jours des traces des thermes et d’un aqueduc mais surtout l’on voit bien la cavea du théâtre de l’époque d’Auguste et, à quelques centaines de mètres, le périmètre presque intact de l’amphithéâtre, construit vers la moitié du Ier siècle ap. J-C.

Imposantes et monumentales, ces structures ont été créées pour accueillir des foules importantes : le théâtre, au diamètre de 80 mètres environ, pouvait contenir plus de 2000 spectateurs alors que l’amphithéâtre, dont les 48 arcades sont bien conservées, proposait jusqu’à 6000 places.

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km 9

Catacombes de San Vittorino

42.397 N - 13.315 E

Le long de la nationale S.S. 80 qui de L’Aquila mène à Amatrice, en remontant vers le village de San Vittorino, vous rencontrerez l’église romane de San Michele (Saint Michel) érigée sur les catacombes de San Vittorino (Saint Victorien), qui conservent la tombe du martyr chrétien.

L’histoire de cet ensemble ecclésial plonge ses racines dans l’époque romaine. Le cimetière souterrain est composé de plusieurs salles. La salle qui accueille la tombe du Saint se distingue par un monument désiré, comme en témoigne l’inscription en marbre, par l’évêque Quodvultdeus au Ve siècle.

Dans les autres salles des catacombes, qui communiquent toutes les unes avec les autres, des dépouilles de chrétiens qui demandèrent d’être ensevelis près du Saint ont été retrouvées.

La basilique au-dessus, à la forme longitudinale, a été édifiée vers 763, et fut tout d’abord dédiée à Saint Victorien, puis à l’Arcange Saint Michel et enfin en 1170 de nouveau à Saint Victorien. 

  • Longueur: 11.1 km

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km 9

Catacombes de San Vittorino

42.397 N - 13.315 E

Le long de la nationale S.S. 80 qui de L’Aquila mène à Amatrice, en remontant vers le village de San Vittorino, vous rencontrerez l’église romane de San Michele (Saint Michel) érigée sur les catacombes de San Vittorino (Saint Victorien), qui conservent la tombe du martyr chrétien.

L’histoire de cet ensemble ecclésial plonge ses racines dans l’époque romaine. Le cimetière souterrain est composé de plusieurs salles. La salle qui accueille la tombe du Saint se distingue par un monument désiré, comme en témoigne l’inscription en marbre, par l’évêque Quodvultdeus au Ve siècle.

Dans les autres salles des catacombes, qui communiquent toutes les unes avec les autres, des dépouilles de chrétiens qui demandèrent d’être ensevelis près du Saint ont été retrouvées.

La basilique au-dessus, à la forme longitudinale, a été édifiée vers 763, et fut tout d’abord dédiée à Saint Victorien, puis à l’Arcange Saint Michel et enfin en 1170 de nouveau à Saint Victorien. 

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km 0.03

Piazza Palazzo

42.351 N - 13.399 E

Une des places arborées historiques de la ville, la très centrale Piazza Palazzo accueille le palais Margherita, siège de la commune de l’Aquila.Le palais, construit au XIIIe siècle, a été choisi comme résidence par Marguerite d’Autriche, fille de Charles V. Sa tour est le témoin de l’antique structure dont la cloche tous les soirs signalait la fermeture des portes d’accès à la ville. La tour est restée debout même après le tremblement de terre du 6 avril 2009, alors que les dommages subis par le palais sont très graves. Ce dernier abrite, entre autre, la bulle par laquelle le pape Célestin V promulgua le pardon papal renouvelé tous les ans, lors du pardon célestien

Au centre de la Piazza Palazzo domine le monument de Gaio Sallustio Crispo, Salluste, l’écrivain latin et sénateur de la République romaine, né à Amiternum, ville florissante de l’époque romaine près de l’Aquila, dont il reste de nos jours les vestiges monumentaux d’un théâtre et d’un amphithéâtre.

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km 0.02

Palais Margherita

42.351 N - 13.398 E

Le palais fut édifié à la fin du XIIIe siècle, comme siège municipal pour accueillir le Capitaine de la Justice. Il devint au fil des siècles la résidence de Marguerite d’Autriche, fille de Charles V, de laquelle il prit le nom. Il abrite de nos jours les bureaux de la mairie de la commune de l'Aquila. Il a conservé son clocher qui autrefois sonnait la fermeture des portes de la ville.

Avant le séisme, la bulle papale de Célestin V était conservée dans le palais avec le bâton d’olivier utilisé pour ouvrir la Sainte Porte de Collemaggio et lancer la cérémonie pour la concession de l’indulgence plénière, à l’occasion du Pardon Célestinien.

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km 0.3

Torre Civica dell'Aquila

42.351 N - 13.398 E

La torre di Palazzo (tour municipale), symbole et orgueil de la ville existait probablement bien avant 1254, mais c’est au cours du XIVe siècle qu’elle fut construite selon l’aspect que l’on peut admirer aujourd’hui.

La tour conserve de l’époque médiévale ses trois étages et demi qui sont divisés par des bandes d’étage, faite en pierre calcaire taillée locale probablement entre 1254 et 1374. Sur la façade principale se trouvent, sculptés dans la pierre, le blason d’un capitaine espagnol, celui de Charles Quint, roi de Naples et d’Espagne et les armoiries de la ville qui remplaçaient celles plus anciennes. En 1901, sous l’ancien emblème fut installée la grande plaque dédiée à Giuseppe Garibaldi.

La tour municipale fut incorporée dans le palais, actuellement celui de la commune, édifié en 1573 pour Marguerite d’Autriche, duchesse de Parme, fille de Charles Quint, choisi pour gouverner les Abruzzes par son frère Philippe II, roi d’Espagne.À la fin du XIXe siècle l’ancienne horloge du XIVe siècle qui avait été chantée par Buccio, fut remplacée.Les coups de l’horloge rythment depuis toujours les heures de la vie des habitants de la ville et au Moyen-âge, ils donnaient le signal de fermeture des portes de la ville. Dans la ville des 99, les 99 coups rappellent les châteaux qui donnèrent naissance à la ville.

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km 0.11

Basilique de San Bernardino

42.351 N - 13.402 E

La basilique de San Bernardino est l’un des monuments les plus célèbres de la ville et conserve la dépouille de saint Bernardin, qui est mort à L'Aquila en 1444.

Elle est caractérisée par la grande coupole construite durant la seconde moitié du XVe siècle, selon le souhait de saint Jean de Capistran. Elle fut le symbole de la puissance et du prestige de l’oligarchie des marchants de la ville. L’église et le convent attenant furent achevés en 1472, tandis que la splendide façade, après divers évènements, fut construite durant la première moitié du XVIe siècle, selon les plans de Cola dell’Amatrice (Nicola Filotesio) en pietra dorata (sorte de grès). Suite au tremblement de terre de 1703, l’église fut partiellement détruite. De l’édifice du XVe siècle, il est encore possible de voir les murs avec de grandes fenêtres gothiques, la tour à fenêtres jumelées, la chapelle polygonale de saint Bernardin, visible depuis le cloître du monastère et les chapelles de l’abside. Après le tremblement de terre, l’église a été reconstruite et en 1730, le nouvel édifice était déjà achevé, avec un intérieur fastueux et le superbe orgue doré sur la contre-façade. L’intérieur de style baroque est grandiose par ses dimensions, en croix latine, avec trois nefs, un remarquable plafond en bois (par Bernardo Mosca da Pescocostanzo) qui couvre la nef centrale et avec une coupole octogonale. Les chapelles latérales contiennent de nombreuses œuvres d’art, les plus remarquables sont notamment le retable d’Andrea della Robbia, le mausolée de saint Bernardin, œuvre de Silvestro dall’Aquila et de son école, une Crucifixion du XVIe siècle, le magnifique sépulcre de Maria Pereira, œuvre de la fin du XVe siècle de Silvestro dall’Aquila et de son assistant Salvato da Roma.

Vous pourrez visiter les deux cloîtres du couvent appartenant aux Franciscains (les deux autres étant rattachés au district militaire) et le ravissant réfectoire, qui est aujourd’hui la salle des Bernardins décorée de fresques de Cardone datant du XVIe siècle.

Le séisme du 6 avril 2009 a sérieusement endommagé autant l’abside profonde que le clocher de la basilique.

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km 1.5

Via Fortebraccio

42.350 N - 13.401 E

La centrale via Fortebraccio rend hommage au condottiere italien Andrea Fortebraccio, connu sous le nom de Braccio da Montone, protagoniste de nombreuses batailles sur le territoire pendant les treize mois de siège de la ville de l'Aquila.

Le condottiere mourut suite aux blessures reçues lors de la bataille de Bazzano en 1424. La rue comprend le palais Alfieri datant de la Renaissance, qui est maintenant le siège de l’Institut Santa Maria degli Angeli, le palais Dragonetti et le palais Romanelli.

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km 0.15

Basilique de Sainte-Marie de Collemaggio

42.343 N - 13.405 E

La construction de la Basilique de Sainte Marie de Collemaggio est inaugurée en 1287, à l’initiative de Pietro Angeleri, dit Pietro da Morrone, élu pape en 1294 sous le nom de Célestin V.

Sur la façade, ponctuée de motifs géométriques, la grandiose rosace centrale domine la longue allée qui s’ouvre devant elle, avec deux autres rosaces et depuis trois portails frontaux.

Le second portail latéral, sur le côté droit, est la célèbre Porte sainte qui, les 28 et 29 août de chaque année, est ouverte à l’occasion de la « Perdonanza Celestiniana » (Pardon de Célestin), manifestation annuelle qui commémore le couronnement de Célestin V et l’émission de la Bulle du Pardon en 1294, par laquelle il concédait une indulgence plénière.

L’édifice est divisé en trois nefs délimitées par des pilastres à base octogonale qui soutiennent des arcades gothiques. D’origine romane, elle est d’abord remise au gout du jour à l’époque baroque puis est restaurée dans les années 70, selon son style d’origine.

À l’intérieur repose la dépouille de son fondateur, le pape Célestin V et de nombreuses fresques du XVe siècle.

La basilique a été inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco. Au sein du couvent attenant à l’église, se trouve le siège du Conservatoire « A. Casella » et d’autres bureaux d’intérêt public.

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Parco del Sole

42.343 N - 13.403 E

Près de la basilique de Santa Maria di Collemaggio, le Parco del Sole (parc du soleil) est un grand espace vert équipé de jeux pour les enfants et parfait pour se détendre, en toute tranquillité, grâce aussi à sa position panoramique.

De par sa conformation en amphithéâtre naturel, il a souvent été utilisé comme lieu privilégié pour des concerts et des manifestations estivales.