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Collines, villages, vallées entre nature et culture

Itinéraire pour V.T.T, dont la partie centrale peut être aussi parcourue à pieds. Il associe la découverte d’un milieu naturel particulier et la présence de témoignages historiques d’époques différentes.

309 Votes | Moyenne: 4 sur 5

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  • Longueur: 9.4 km
  • Étapes: 1
  • Durée conseillée: 1 Giorno
  • Moyens conseillés pour se déplacer: Bicyclette, Cheval

Auteur: Sandro Cordeschi - Lhasa

Départ de l’ancienne cour du village de Monticchio (lieu de naissance du héros de guerre Andrea Bafile), aujourd’hui lieu de retrouvailles populaires, surtout en été. Traversez une partie du village, à droite, en direction des collines boisées. Après la dernière maison, prenez un chemin en terre qui est large au début et plutôt raide mais qui se resserre ensuite et se transforme en faux plat herbeux. Il convient à ce niveau de faire un bref détour du parcours principal pour rejoindre, en restant sur la droite, le bord de la plus spectaculaire des dolines, avec sa paroi rocheuse, qui caractérisent le territoire.

Continuez le long de la petite plaine, à la fin de laquelle le sentier redevient caillouteux et difficile. Sur votre gauche, vous découvrirez un panorama extraordinaire sur une large portion de la moyenne vallée de l’Aterno et de ses villages. Une descente courte mais complexe mène au couvent de Sant’Angelo d’Ocre, autrefois un ermitage, dont la position, perchée sur une roche escarpée, reprend celle de la Verna, dans la province d’Arezzo, lieu où Saint François reçut les stigmates. Le couvent mérite un arrêt pour en visiter l’intérieur. Sur la droite, avant de sortir sur la route goudronnée, vous trouverez une montée raide, difficile à affronter en pédalant. À la fin de cette dernière, sur la gauche, vous apercevrez les ruines du château d’Ocre, auxquelles l’on arrive par des sentiers à peine visibles et signalés irrégulièrement. Il faut de la patience et un bon sens de l’orientation pour y arriver, mais la vue dont on bénéficie à l’extérieur du bourg fortifié (qui ne peut pas être visité à l’intérieur) récompense de l’effort.

La descente s’effectue sur une route étroite et tortueuse mais goudronnée vers Fossa, agglomération que l’on peut admirer du haut du château. Juste avant de se diriger à gauche vers la grande place du village, il convient de continuer en direction du mystérieux monastère de Santo Spirito (Saint Esprit), qui est de nos jours un centre d’activités culturelles intéressant. Un tour dans les ruelles de Fossa vous permettra d’observer, de l’intérieur, la structure d’un village médiéval, ignoré à tort par le tourisme de masse. Les vestiges du château et les signes de l’histoire liés à la présence, sur place, de nombreux saints et bienheureux sont remarquables. L’intérieur de l’église romane de Santa Maria ad Cryptas, est un véritable joyau. L’aspect extérieur ne laisse pas deviner la splendeur des fresques qui se cachent dans ses murs. Une fois arrivés dans la vallée de l’Aterno, vous pouvez continuer, si vous avez encore de l’énergie, vers l’antique nécropole (picène) datant du neuvième siècle avant JC qui, malgré l’abandon coupable dans lequel elle se trouve, maintient le charme d’un lointain passé, enveloppé de mystère à différents niveaux. En quittant la nécropole, revenez en direction de la rivière, près de laquelle de nombreux sentiers pratiques et agréables, qui entrecroisent un sentier de randonnée à cheval, se poursuivent à droite entre champs cultivés, canaux, végétation riparienne, petits bâtiments ruraux, vers votre point de départ qui se rejoint sans trop de fatigue.

  • Longueur: 9.4 km

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km 3.93

Monticchio

42.321 N - 13.465 E

Monticchio est un petit village de l'Aquila, se situant à environ 9 km de la ville, il compte presque mille habitants. Il se trouve dans les environs de la bourgade médiévale de Forcona, héritière de la cité antique d’Aveia. En 1254, il prend part à la fondation de l'Aquila dans le quartier de San Giorgio. Entre la fin du XIIIe siècle et les premières années du XIVe siècle, Monticchio devient le siège de nombreux fiefs de familles nobles et commence à se forger une identité propre grâce également à l'édification de l’église paroissiale. L’évêché de Forcona est supprimé en 1257 et rattaché au nouveau diocèse de l’Aquila confié à l’évêque Berardo de l’Aquila. Durant les années du Risorgimento, Monticchio compte de nombreux inscrits à la Charbonnerie, le village reçoit même la visite de Giuseppe Garibaldi.

Andrea Bafile est né à Monticchio en 1878. Il était le lieutenant de vaisseau de la Marine italienne qui reçut la Médaille d'or de la valeur militaire. En sa mémoire, son nom a été donné au Lycée scientifique de l'Aquila. Les monuments d’intérêt touristique sont l’église paroissiale de San Nicola di Bari avec sa nef unique et un petit palais avec une galerie à trois arcades.

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km 2.31

Monastère de Sant'Angelo

42.300 N - 13.479 E

Le Bienheureux Bernardin de Fossa attribue la fondation du monastère de Sant' Angelo d'Ocre aux premières années du treizième siècle sur la demande de la comtesse Sibilla d'Ocre. Le monastère fut érigé initialement pour les nonnes bénédictines puis fut relevé par les Franciscains qui y apportèrent des agrandissements et des modifications, auxquels participa aussi le Bienheureux Bernardin de Fossa, frère chroniqueur dont les reliques y sont encore conservées.

Abandonné puis utilisé comme lazaret au dix-neuvième siècle, il fut saccagé pendant l’occupation allemande à l’occasion de laquelle la grande bibliothèque et les meubles furent brûlés. La restauration du couvent se poursuivit jusqu’au début des années soixante-dix.

Il domine la vallée de l'Aterno en se dressant sur un surplomb rocheux sur les pentes du mont Circolo et est enrichi d’un cloître du treizième siècle à deux séries d’arcades. Composé d’une seule nef, l’intérieur accueille de très belles fresques de la fin de la Renaissance.

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km 0.56

Fossa

42.292 N - 13.488 E

Fossa se dresse dans la vallée Subequana, sur les pentes du mont Ocre, où se trouvait autrefois l’ancien habitat d’Aveia.

Le village conserve des parties de murs ainsi que des ruines d’habitations civiles, des arcs, des viaducs et des aqueducs. Une nécropole, témoignage important, datant des VIIIe-VIIe siècles, y a été découverte dans un état optimal.

À visiter l’église de l'Assunta (L’assomption de la Vierge) et celle de Santa Maria ad Cryptas (endommagée par le tremblement de terre du 6 avril 2009), au style gothique cistercien, enrichie de cycles de fresques de l’école bénédictine et toscane, datent respectivement du XIIIe, XIVe et XVe siècle.

Citons aussi les belles maisons médiévales, parmi lesquelles l’on remarque le palais Bonanni.

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km 2.6

Église de Santa Maria ad Cryptas

42.296 N - 13.488 E

À l’extérieur du centre médiéval de Fossa, vos trouverez l’église gothique cistercienne de Santa Maria ad Crypta, dite aussi de Santa Maria delle Grotte (sainte Marie des Grottes) érigée au XIIIe siècle. La seule nef interne est complètement couverte de deux cycles de fresques, considérées parmi les plus importantes des Abruzzes : sur le mur droit, un cycle de la fin du treizième siècle et sur la gauche la représentation de la vie de la Vierge, réalisée par des artistes de Sienne, probablement au cours de l’année du tremblement de terre de 1349.Le presbytère abrite une passion du Christ qui, selon les récentes études, représente le seigneur féodal français Morel de Saours, gouverneur d’Ocre de 1269 à 1283 qui aurait commandé cette œuvre.

En plus des nombreuses peintures, l’on remarque la petite crypte et son autel primitif en pierre, l’abside carrée et le portail. Ce dernier est surveillé par deux lions couchés sur des chapiteaux décorés de motifs floraux.

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Nécropole picénienne

42.311 N - 13.505 E

Parmi les vestiges les plus intéressants découverts durant les années 90 concernant les Abruzzes protohistoriques, la Nécropole de Fossa représente un véritable trésor d’histoire pour la région de l’Aquila.

Une concentration importante de telles nécropoles se trouve dans la région des Apennins de l'Italie centrale (Terni, Tivoli, Borgorose, Scurcola, Celano, Fossa, Castelvecchio Subequo, Caporciano, Barisciano, Bazzano) et s’est diffusée aussi au sein des peuples étrusques, latins et picènes.

La nécropole di Fossa est située dans la zone qui correspond à l’actuelle commune de Casale et s’étend le long du fleuve Aterno. Elle appartient au groupe des tombes à cercles de pierres du premier âge du Fer (Xe- VIIIe siècle av. J-C.), découvertes surtout dans la région des Abruzzes. Les tombes les plus anciennes ont été utilisées par les Vestins, puis également, durant les siècles suivants, par les Romains.À partir du VIIIe siècle av. J-C., des sépultures dans des fosses annulaires, recouvertes par un tumulus de terre, commencent à se développer.

Les tumulus semblent être disposés en rangées parallèles selon un alignement nord-sud. Mis à part un seul cas, pour lequel le corps est placé à l'intérieur d’une fosse creusée dans le banc d’argile, toutes les autres sépultures sont caractérisées par une sorte de « lit » de pierres. Les sépultures sont orientées dans le sens est-ouest, le crâne du défunt étant tourné vers l’orient. On suppose que ces alignements de pierres avait une fonction astronomique et de calendrier. Durant la dernière période d’utilisation de la nécropole, située entre le IVe et le Ier siècle av. J-C., on remarque des différences. Dans un premier temps (première période hellénistique, IVe-IIIe siècles av. J-C.), seules des tombes à fosse contenant un seul corps sont construites, avec des objets mortuaires sans armes, mais riches de décorations faites de matériaux divers. Néanmoins, au cours de la période hellénistique tardive (IIe-Ier siècle av. J-C.), une forte tendance à la monumentalité apparaît. Les tombes deviennent des chambres funéraires, creusées dans la pierre et destinées à accueillir plusieurs corps. La découverte la plus intéressante de ces dix dernières années est, sans aucun doute, celle d’un lit funéraire en os, trouvé à l'intérieur de la nécropole de Fossa . Ce dernier comporte quelques particularités : les quatre pieds représentant le visage de Dionysos encadré tour à tour d’animaux imaginaires et d’amours à cheval sur des monstres marins. La présence de tels objets de luxe témoigne du prestige acquis par la région de l’Aquila durant l’époque romaine et donne des précisions sur ses relations avec les cités les plus grandes et les plus riches de l’Italie centrale par lesquelles l’Aquila était influencée. La découverte du lit remonte à septembre 2000. Il a été ensuite restauré par la Direction archéologique des Abruzzes, au sein des laboratoires du Musée National de la Préhistoire des Abruzzes à Celano (province de l'Aquila).