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Un tour dans la province à la recherche des lieux des carrés magiques.
Auteur: Maria Grazia Lopardi - Associazione di Promozione Sociale Panta REI
Le carré magique (en italien Quadrato Magico) palindrome, déjà connu par les Romains (cf. Pompéi et la Grande Palestre, Corinium en Angleterrre, Dura- Europos en Syrie) a été repris au Moyen-âge et introduit dans des bâtiments sacrés, souvent des Templiers (San Giovanni à Campiglia Marittima, abbaye de Valvisciolo, paroisse de Terzagni etc.). en ce qui concerne le Mystère de la Création : « Le Créateur (sator) vers le quel je tends (arepo, contraction de adrepo) soutient (tenet) avec son action (opera) les sphères célestes (rotas)” et constitue l’outil secret des Maîtres d’œuvre médiévaux, ce qui nous permet de tracer, en reliant ses lettres, une Matrice universelle qui renferme les rapports numériques caractéristiques de la Géométrie Sacrée. C’est ainsi que le Maître Bâtisseur répétait les lois de l’harmonie de la Création, en apposant la signature de Dieu. L’itinéraire vous mènera dans des lieux certainement fascinants.
Magliano dei Marsi
Sur la façade de l’église médiévale de Santa Lucia, sous le ventre d’un animal au corps de lion et à la tête d’aigle, apparaissent les lettres Q.M. Cette écriture présente un mouvement rotatoire qui souligne le dynamisme de la création. L’église, selon une intéressante hypothèse, pourrait surgir sur un temple consacré à Jupiter STATOR, mot qui contiendrait le terme SATOR ; elle a été bâtie au XIII siècle puis reconstruite après le tremblement de terre de 1915. on voit également plutéus Sanson (en hébreu, petit soleil) qui tue le lion, ce qui indique le commencement unique non créé qui, en se manifestant, domine le chaos (lion) duquel, dans l’histoire biblique, sortent les abeilles. En hébreu, l’abeille s’appelle DVORA’, un terme qui a la même racine que DAVAR=Mot, le principe qui ordonne la création.
Campotosto
Ici, le Q. M. apparaît grossièrement inscrit sur le mur de la crypte de la petite église de la Madonna Apparente, où la Vierge apparût sur le fleuve à une jeune fille muette qui s’appelait Rosa. Après cette apparition, la jeune fille commença à parler pour raconter que la Vierge Marie avait demandé de construire une église sur ces lieux. Indicateur d’énergies telluriques dans ce lieu où, comme par hasard est apparue la Vierge, le Q.M. est inscrit dans la crypte, ce qui rappelle les grottes d’initiation des anciens Mystères à la Grande Déesse.
Capestrano
Le Q.M. apparaît à l’envers sur la façade de l’église romane de San Pietro ad Oratorium, fondée par le roi des Lombards Desiderio et restaurée en 1100. A l’intérieur on peut admirer un magnifique ciborium du XIII siècle et la grandiose fresque absidale avec les 24 vieillards de l’Apocalypse et le Christ sur le trône entre les symboles des Evangélistes. Si on fait un test avec le réticule du SATOR, on voit que la construction a été réalisée dans le respect des règles harmoniques de la Géométrie Sacrée, tel que le confirme la présence du Q.M.
Bominaco
Sur la façade de Santa Maria Assunta, apparaît une frise qui n’est pas simplement décorative : c’est le El Qirkat, le Q. M. arabe, que la légende appose sur la bague magique du roi Salomon, d’où jaillissent des nombres, des alphabets, c'est-à-dire les éléments de base de la création. Un dessin analogue a été trouvé dans les souterrains de Santa Maria di Collemaggio et dans la tour de Chinon, en France, attribué aux Templiers qui y sont enfermés.
Paganica
Dans l’église du cimetière de San Giustino, sur le mur latéral on peut observer un grand échiquier : transmis par les arabes, le jeux indien des échecs représente le champ de bataille de Deva et Asura, les deux forces opposées et complémentaires dont dépend le dynamisme de la création. Lié au Carré Magique, l’échiquier dessiné sur le bâtiment certifie sa conformité aux lois de la création.
km 49.5
42.560 N - 13.368 E
Campotosto est une commune au nord de la province de l'Aquila, près du célèbre lac qui lui a prêté son nom. À 1420 mètres d’altitude, elle compte parmi les communes les plus en altitude d'Italie et connait un climat rigoureux et humide, avec un hiver très neigeux. Campotosto compte un peu plus de 700 habitants et fait partie de la Communauté de montagne Amiternina et du Parc national du Gran Sasso-Monti della Laga.
Le village est entouré d’une chaîne de montagne avec, au nord-est les monts de la Laga et au sud le Gran Sasso.
Les principales activités de la communauté locale sont l’élevage de bétail et la production de charcuteries et de fromages. Campotosto a été longtemps rattachée à la juridiction d’Amatrice et, entre 1380 et 1388. elle a souffert des destructions des habitant de la région de l’Aquila en lutte contre Amatrice. Au XVIe siècle, elle devient un fief des Médicis grâce à Charles Quint, passant d’abord aux mains des Farnèse et puis à celles de Francesco Barile.
Vous pourrez visiter l’église de Santa Maria di Brugnoleto et, dans la zone de Poggio Cancelli, l’église de la Madonna di Loreto. Du point de vue touristique, en revanche, l’endroit revêt une grande importance surtout grâce à la présence du lac, principale site d’intérêt, avec les stations de ski enneigées tout l'hiver.
En outre, Campotosto est traversée par l’ippovia (sentier de randonnée à cheval) du Gran Sasso qui, dispose d’un parcours alternatif précisément à cet endroit.
Dans le village, depuis plus de 500 ans, on produit la « mortadella di Campotosto », un saucisson original à base de viande de porc, que seuls quelques habitants continuent de produire encore aujourd’hui selon la recette traditionnelle.
km 23.9
42.360 N - 13.470 E
Paganica est rattachée à la commune de l'Aquila, elle compte environ 7000 habitants. Elle se trouve à 783 mètres d’altitude et à 7 km de son chef-lieu. Elle est située sur les pentes du massif du Gran Sasso et est traversée par la rivière Vera. Elle fut construite durant la République romaine (509 av .J-C.-27 av. J-C.) sur la voie qui relie la ville de Amiternum à celle de Peltuinum et de Aufinum jusqu’à la voie Tiburtina Valeria (tiburtine valérienne) et la voie Claudia Nova, allant vers l’Adriatique. Le nom Paganica pourrait tirer son origine d’une inscription sur une pierre découverte dans cette région « Jovi Paganico Sacrum », d’autres pensent qu’elle est issue de « pagus », qui signifie village. C’est une cité déjà importante dès l’époque romaine mais sa réelle période de développement a lieu durant le Moyen-âge, lorsque Paganica devient le centre de tous les domaines qui sont construits dans les environs, grâce également à sa situation géographique. Par conséquent, l’aire médiévale recouvre l’aire romaine. En 1254, Paganica contribue à la fondation de L'Aquila édifiant l’église et la place de Santa Maria Assunta, qui devient Santa Maria Paganica.
Elle garde toujours une partie de son autonomie et une forte identité qu’elle manifeste en diverses occasions.
Lorsque les liens entre ces villes commencent à faiblir, tout comme le Comitatus Aquilanus, Paganica compte parmi les communes qui sont à l’origine de la révolte de 1528 contre les Aragonais, qui est réprimée dans le sang et atteint son paroxysme avec la décision du vice-roi Pierre de Tolède, d’édifier une forteresse en détruisant des quartiers entiers comme celui de l’ancienne Tempera.Elle est frappée par trois grands désastres: la peste de 1656, le tremblement de terre de 1703 et le séisme du 6 avril 2009 qui touche sa partie la plus ancienne et fait plusieurs victimes.À la fin du XVIIIe siècle, les mouvements de libération qui naissent dans toute l'Europe permettent aussi à Paganica d’instituer sa propre autonomie administrative à nouveau, en devenant une commune et un chef-lieu de circonscription avec le rassemblement de Bazzano, d’Onna et de Tempera. Elle garde son statut de commune jusqu’à la période fasciste. En 1927, le dirigeant Adelchi Serena présente son projet de « Grande Aquila » qui prévoit le rattachement au chef-lieu de 8 communes de la circonscription : des protestations et des soulèvements populaires s’ensuivirent jusqu’à un referendum populaire en 1990 par lequel il était demandé aux populations si elles souhaitaient retrouver leur statut de commune. Bien que le nombre de oui ait été écrasant, un simple prétexte bureaucratique bloqua la procédure.
Vous pourrez visiter l’église paroissiale de l'Assunta construite sur un temple romain, l’église de la Concezione à plan central, l’église de S. Maria del Presepe du XVIIe siècle mais également l’église de la Madonna d'Appari des XIIIe-XIVe siècle, contenant des fresques intéressantes.
Paganica est, entre autres, le lieu de naissance du journaliste Edoardo Scarfoglio qui compte parmi les fondateurs du Mattino di Napoli.
km 16.4
42.244 N - 13.658 E
Bominaco est un hameau de la commune de Caporciano, dans la province de l'Aquila. Il compte environ 50 habitants et est situé à mille mètres d’altitude. C’est une bourgade médiévale, caractérisée avant tout par les églises de Santa Maria Assunta, de San Pellegrino et par le château.
À l’origine, son nom est Momenaco et elle est la propriété des bénédictins. En 1254, elle contribua à la fondation de l'Aquila. Elle est le théâtre du siège de Braccio da Montone, c’est tout de suite après cet évènement que le vassal de Cipriano di Iacobuccio da Forfona fait construire une tour de défense du type de celles des châteaux-forts.
Santa Maria Assunta et San Pellegrino, quant à elles, constituent l’un des exemples artistiques les plus remarquables des Abruzzes, avec le château et le monastère de l'ancienne Momenaco. L’église San Pellegrino est à plan rectangulaire, elle est précédée d’un portique à trois arcades frontales et deux latérales. L'intérieur est peint de fresques avec des représentations du calendrier Valvense comportant des signes utilisés par les bénédictins. L’église romane de Santa Maria Assunta est construite sur un rocher, elle date du XIe-XIIe siècle. Elle se compose de trois nefs et d’une colonnade conçue de manière asymétrique entre une colonne et une autre. À côté de Santa Maria Assunta se trouve un couvent dont il reste très peu de traces, dont notamment un puits encore bien conservé.
km 84.8
42.269 N - 13.766 E
Rappelons le puissant château qui se dresse entre les collines. Capestrano est sur la route qui de la vallée du Tirino monte vers la plaine de Navelli et L'Aquila.
L’extraordinaire statue du célèbre Guerrier de Capestrano ( VIe siècle av. J-C), une des plus belles sculptures picènes, provient de cette région. L’aire archéologique, où la statue fut découverte, est signalée par des panneaux, aux pieds du village, le long de la route, mais pour voir la statue il faut aller à Chieti, au Musée Archéologique National, où elle est exposée.
L’imposant château Piccolomini (qui est ensuite devenu des Médicis), est une splendide forteresse du XVème siècle récemment restaurée. À la fin d’une allée plantée d’arbres, hors du centre, vous rencontrerez le grand ensemble du couvent de San Giovanni da Capestrano.
42.092 N - 13.363 E
Le village subit de graves dommages lors du tremblement de terre de 1915, après lequel il fut reconstruit près du Mont Velino, troisième cime des Apennins culminant à 2487 mètres.